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Banyuls-sur-Mer : les arts dans tous leurs états

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La ville affirme son identité culturelle.

En 2025, la ville a affirmé avec constance une identité culturelle singulière : tout au long de l’année, expositions, événements et initiatives ont dessiné un maillage artistique dense, accessible et vivant.

Lieu emblématique de cette dynamique, le hall de la mairie s’impose comme un espace d’exposition majeur à l’échelle départementale. Vaste, lumineux, ouvert sur le patio où se dresse L’Harmonie du sculpteur banyulenc Aristide Maillol, il a accueilli en 2026 vingt expositions temporaires.

Autour de ce cœur institutionnel, Banyuls a su activer et valoriser une pluralité de lieux d’exposition. Le musée Maillol, Les neuf caves, Le moulin de mon cœur, la grande cave de Terre des Templiers, le parvis du laboratoire Arago ou la villa Mimosas du domaine de la Rectorie composent un véritable parcours artistique.

Ce réseau de lieux, patrimoniaux ou plus confidentiels, permet une grande diversité de formats et de propositions. Temps fort de l’année, la première édition des rencontres photographiques Imag’in Banyuls a marqué un tournant. Du 23 au 29 juin 2025, la commune s’est transformée en galerie à ciel ouvert : seize lieux investis, vingt photographes exposés, conférences, veillées, rencontres. L’événement a inscrit la photographie au cœur de l’espace public, rappelant que Banyuls a été aussi, dès 1893, le berceau de la première photographie sous-marine. Mais l’identité artistique de la ville s’incarne aussi hors des lieux institutionnels. En contrebas des allées Maillol, le quai Georges-Petit offre une singularité rare : “Douze créateurs, un port, un lieu unique”. Bordé d’ateliers ouverts sur la mer, ce quai réunit peintres, sculpteurs et artisans d’art. Loin des productions standardisées, le promeneur y découvre des œuvres authentiques et un rapport direct à la création. L’année 2025 a également été marquée par la présentation au Musée Maillol de l’Harmonie, ultime sculpture du maître. Œuvre testamentaire, réalisée entre 1940 et 1944, exposée dans l’ancienne ferme-atelier de Maillol, au cœur de la vallée de la Roume, elle a offert aux visiteurs une expérience rare, à la croisée de l’histoire de l’art et de l’intimité du geste créatif. Enfin, l’ouverture du Moulin de mon cœur à des artistes de renommée internationale, comme la photographe Deidi von Schaewen, confirme l’émergence de nouveaux lieux et de nouvelles énergies. La ville n’a pas seulement accueilli des expositions, elle a offert l’image d’une ville des arts, où institutions, lieux alternatifs et ateliers d’artistes participent d’un même mouvement, vivant et durable.